J'ai baissé ma garde, j'ai laissé ma vigilance s'assoupir quelques instants, et j'ai emprunté (éditions du Masque, collection Labyrinthes, 1998, ISBN-13 978-2702496084 ; titre original : La place d'AnubisMurder in the Place of Anubis, 1994), de Lynda S. Robinson (pour les curieux, le S. est pour Suzanne), à la médiathèque municipale. Je m'étais pourtant fait une sorte de promesse, celle de ne plus trop me pencher sur des « polars historiques » écrits à la chaîne, sauf pour ceux ayant une vraie qualité d'écriture (j'ai déjà dit, par exemple, le bien que je pense des polars romano-antiques de Lindsey Davis).
Des mystères policiers dans l'Égypte antique, ça ne manque pas en librairie, de Paul C. Doherty (l'auteur à la demi-douzaine de pseudonymes) à Lauren Haney, en passant pas Christian Jacq et Serge Brussolo. Et j'en ai déjà lu pas mal, certains m'ayant comblé, d'autres m'étant tombés des mains.
La place d'Anubis se situe quelque part entre les deux : un roman qui ne m'a pas cloué au fauteuil, sans pour autant me conduire à m'endormir d'ennui. Disons que j'y ai trouvé un roman policier de facture très classique, d'une intrigue pas vraiment machiavélique, avec des personnes à qui il manque de la profondeur (peut-être en ont-ils trouvé au fil des romans de la série, dont celui-ci n'est que le premier ?), et une couleur exotico-historique à la fois agréable et un peu convenue.
Lire ce roman, c'était comme si je me promenais sur un chemin qui je n'avais pas encore parcouru mais qui ressemblait à bien d'autres chemins sur lesquels j'étais déjà passé. Une promenade sans surprise.
Si vous n'avez encore lu aucun polar antico-égyptien, celui-ci saura peut-être retenir votre attention. Mais les lecteurs confirmés de polars risquent de ne pas y trouver assez de matière à suspense pour être vraiment mordus par le dieu à tête de chacal.
La place d'Anubis se situe quelque part entre les deux : un roman qui ne m'a pas cloué au fauteuil, sans pour autant me conduire à m'endormir d'ennui. Disons que j'y ai trouvé un roman policier de facture très classique, d'une intrigue pas vraiment machiavélique, avec des personnes à qui il manque de la profondeur (peut-être en ont-ils trouvé au fil des romans de la série, dont celui-ci n'est que le premier ?), et une couleur exotico-historique à la fois agréable et un peu convenue.
Lire ce roman, c'était comme si je me promenais sur un chemin qui je n'avais pas encore parcouru mais qui ressemblait à bien d'autres chemins sur lesquels j'étais déjà passé. Une promenade sans surprise.
Si vous n'avez encore lu aucun polar antico-égyptien, celui-ci saura peut-être retenir votre attention. Mais les lecteurs confirmés de polars risquent de ne pas y trouver assez de matière à suspense pour être vraiment mordus par le dieu à tête de chacal.
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